• Un extrait du film "My dinner with Andre" (un cauchemar Orwellien)  réalisé en 1981 par Louis Malle:


    votre commentaire
  • « Il est cubique, titanesque, froid. Il est doté de chenilles qui écrasent tout. C’est le système social dans lequel tu es inséré. Sur ses tours tu reconnais plusieurs têtes. Il y a celles de tes professeurs, de tes chefs hiérarchiques, des policiers, des militaires, des prêtres, des politiciens, des fonctionnaires, des médecins, qui sont censés toujours te dire si tu as agi bien ou mal. Et le comportement que tu dois adopter pour rester dans le troupeau.

    C’est le Système.

    Contre lui ton épée ne peut rien. Quand tu le frappes, le Système te bombarde de feuilles :

    carnets de notes, P.V., formulaires de Sécurité sociale à compléter si tu veux être remboursé, feuilles d’impôts majorés pour cause de retard de paiement, formulaires de licenciement, déclarations de fin de droit au chômage, quittances de loyer, charges locatives, électricité, téléphone, eau, impôts locaux, impôts fonciers, redevance, avis de saisie d’huissier, menace de fichage à la Banque de France, convocations pour éclaircir ta situation familiale, réclamations de fiche d’état civil datée de moins de deux mois…

    Le Système est trop grand, trop lourd, trop ancien, trop complexe. Derrière lui, tous les assujettis au Système avancent, enchaînés. Ils remplissent hâtivement au stylo des formulaires. Certains sont affolés car la date limite est dépassée. D’autres paniquent car il leur manque un papier officiel. Certains essaient, quand c’est trop inconfortable, de se dégager un peu le cou.

    Le Système approche.

    Il tend vers toi un collier de fer qui va te relier à la chaîne de tous ceux qui sont déjà ses prisonniers. Il avance en sachant que tout va se passer automatiquement et que tu n’as aucun choix ni aucun moyen de l’éviter.

    Tu me demandes que faire.

    Je te réponds que, contre le Système, il faut faire la révolution.

    La quoi ?

    LA RÉVOLUTION.

    Tu noues alors un turban rouge sur ton front, tu saisis le premier drapeau qui traîne et tu le brandis en criant : « Mort au Système. »

    Je crains que tu ne te trompes. En agissant ainsi, non seulement tu n’as aucune chance de gagner, mais tu renforces le Système.

    Regarde, il vient de resserrer les colliers d’un cran en prétextant que c’est pour se défendre contre « ta » révolution. Les enchaînés ne te remercient pas. Avant, ils avaient encore un petit espoir d’élargir le métal en le tordant. À cause de toi, c’est encore plus difficile. Désormais, tu as non seulement le Système contre toi, mais tous les enchaînés. Et ce drapeau que tu brandis, est-il vraiment le « tien » ?

    Désolé, j’aurais dû t’avertir.

    Le Système se nourrit de l’énergie de ses adversaires. Parfois il fabrique leurs drapeaux, puis les leur tend. Tu t’es fait piéger ! Ne t’inquiète pas : tu n’es pas le premier.

    Alors, que faire, se soumettre?

    Non.

    Tu es ici pour apprendre à vaincre et non pour te résigner. Contre le Système il va donc te falloir inventer une autre forme de révolution. Je te propose de mettre entre parenthèses une lettre. Au lieu de faire la révolution des autres, fais ta (r)évolution personnelle. Plutôt que de vouloir que les autres soient parfaits, évolue toi-même. Cherche, explore, invente. Les inventeurs, voilà les vrais rebelles ! Ton cerveau est le seul territoire à conquérir.

    Pose ton épée.

    Renonce à tout esprit de violence, de vengeance ou d’envie. Au lieu de détruire ce colosse ambulant sur lequel tout le monde s’est déjà cassé les dents, ramasse un peu de terre et bâtis ton propre édifice dans ton coin. Invente. Crée. Propose autre chose. Même si ça ne ressemble au début qu’à un château de sable, c’est la meilleure manière de t’attaquer à cet adversaire.

    Sois ambitieux.

    Essaie de faire que ton propre système soit meilleur que le Système en place. Automatiquement le système ancien sera dépassé. C’est parce que personne ne propose autre chose d’intéressant que le Système écrase les gens. De nos jours, il y a d’un côté les forces de l’immobilisme qui veulent la continuité, et de l’autre, les forces de la réaction qui, par nostalgie du passé, te proposent de lutter contre l’immobilisme en revenant à des systèmes archaïques. Méfie-toi de ces deux impasses. Il existe forcément une troisième voie qui consiste à aller de l’avant. Invente-la. Ne t’attaque pas au Système, démode-le !

    Allez, construis vite.

    Appelle ton symbole et introduis-le dans ton château de sable. Mets-y tout ce que tu es : tes couleurs, tes musiques, les images de tes rêves.

    Regarde.

    Non seulement le Système commence à se lézarder. Mais c’est lui qui vient examiner ton travail. Le Système t’encourage à continuer. C’est ça qui est incroyable. Le Système n’est pas « méchant », il est dépassé. Le Système est conscient de sa propre vétusté. Et il attendait depuis longtemps que quelqu’un comme toi ait le courage de proposer autre chose.

    Les enchaînés commencent à discuter entre eux. Ils se disent qu’ils peuvent faire de même.

    Soutiens-les.

    Plus il y aura de créations originales, plus le Système ancien devra renoncer à ses prérogatives. »

    Bernard Werber


    votre commentaire
  • Extrait d'un article intéressant dans lequel le magazine Kaizen interview l'écrivain québécois Serge Mongeau, au sujet de la simplicité volontaire:

    "Il revient à chacun de se questionner sur ce qui favorise son épanouissement, c’est-à-dire de vivre en harmonie avec soi, les autres et l’environnement. Si l’on s’inscrit dans la simplicité volontaire, on dispose de plus de temps pour se consacrer à des choses qui nous épanouissent, autres que la consommation de biens et de services. En ce qui me concerne, j’aime prendre le temps de réfléchir, lire, jardiner, faire du sport : l’année dernière, j’ai couru un semi-marathon !

    Dans la simplicité volontaire, il n’y a surtout pas de notion de privation ou de frustration. On choisit, en toute liberté, non pas d’avoir moins d’argent, mais d’avoir moins besoin d’argent. Le bonheur ne se trouve pas dans le « toujours plus que les autres ». Ce n’est pas la possession qui donne un sens à la vie.

    À l’heure où vous ferez le bilan de votre vie, vous n’allez pas vous dire : « Ah, j’avais la plus grosse tondeuse de la rue ! » Arrêtons de confondre quantité et qualité, plus et mieux. À partir du moment où l’on parvient à un certain seuil de revenu qui nous garantit l’essentiel en matière de nourriture, de logement, d’éducation, ou encore de santé, l’argent n’a pas pour corollaire le bonheur. "

    Retrouvez l'intégralité de l'article et bien plus sur le site de Kaizen, un magazine alternatif 100% positif pour construire un autre monde, pas à pas:

     

    http://www.kaizen-magazine.com/la-simplicite-volontaire-pour-nous-liberer-du-capitalisme/


    votre commentaire
  • Une vidéo thaïlandaise inspirante:


    votre commentaire
  • Un court-métrage  de Christine Rabette : "Bodhisattva in metro"

    Moins de 7 minutes, un seul lieu, aucun texte, pas d'effets spéciaux... et un court-métrage qui fonctionne merveilleusement bien! 

    Bodhisattva est un terme sanscrit qui signifie "être éveillé." Dans le bouddhisme, il se réfère à une personne ayant atteint l'état de bouddha, mais qui par compassion  refuse la récompense du nirvâna (paradis) et revient sur Terre afin d'aider l'Humanité. 

    Ici, un homme vient rompre la monotonie du métro en déclenchant un fou rire communicatif! 

    Il faut avouer qu'ils sont bien plus beaux quand ils sourient tout ces humains! De quoi nous donner envie de sourire aussi! 

     


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique